Fermeture de classes dans notre arrondissement !

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Décidée définitivement à la mi février, la nouvelle carte scolaire pour Paris va déboucher sur la fermeture de trois classes de maternelle, et de cinq classes d’école élémentaire dans notre arrondissement :

Maternelle Olympiades
Maternelle 87 Brillat-Savarin
Maternelle 5 Simone Weil
Elémentaire 38 Vandrezanne
Elémentaire 33 Jeanne d’Arc
Elémentaire 30 Arago
Elémentaire 47 Grands Moulins
Elémentaire 173 Château des rentiers

En parallèle huit classes de CP et de CE1 classées REP ou REP+ vont être limitées à 12 élèves et vont donc concourir à la création de huit classes dans ces établissements.

A l’échelle de Paris, l’académie présente cette nouvelle carte scolaire comme une belle progression, le ministère permettant, par la dotation en postes, l’ouverture de 107 classes. Mais si l’on fait la liste des classes ouvertes, en grande majorité par l’abaissement du nombre d’élèves à 12 en CP et CE1 REP et REP+, et de celles qui seront fermées, plus de quatre vingt, ce sont en tout et pour tout qu’une petite vingtaine de classes qui sont réellement ouvertes, par exemple en faveur des élèves en situation de handicap. Ce qui était bien nécessaire, la scolarisation de tous étant obligatoire, et peu de moyens existant en réalité pour ce faire.
Le bilan réel sera donc une augmentation du nombre d’élèves par classe dans les écoles concernées par une fermeture, la majorité des classes fermées permettant simplement de libérer un professeur pour qu’il puisse aller enseigner dans un CP ou un CE1 à 12 d’une autre école !
Certes la natalité sur Paris est en baisse de 4% depuis 2010, mais nombre de classes étaient déjà surchargées, avec des effectifs à plus de 25 élèves en maternelle, voir à 30 dans certaines écoles. On ne va donc pas dans le sens d’une école plus équilibrée.

Nous sommes donc en droit d’interpeler sur ce que va apporter cette nouvelle carte scolaire, à part répondre à la démarche démagogique du gouvernement d’ouvrir des classes à 12 élèves tout en recrutant un minimum de professeurs, répondant ainsi également à la demande de Bruxelles de “dégraisser le mammouth”.

Comme dit dans le cahier politique n°13 de l’OCDE sur « la faisabilité politique de l’ajustement » : « Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. […]. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

 

Voir l’article sur le site national pour rester dans le thème : Suppression d’options, de postes, de classes, d’écoles : nécessité financière ou mutation imposée ? 


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