Retour sur la conférence de François Asselineau du 17 février 2018 à Noiseau (94).

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Le samedi 17 février 2018 se tenait à Noiseau, dans le Val de Marne (94) au bar-restaurant « Aux trois As », une réunion publique réunissant environ 150 personnes, événement organisé par la délégation locale de l’UPR. À cette occasion, monsieur François Asselineau a donné une conférence intitulée « Peut-on encore avoir confiance en la politique ».

Même si pour beaucoup de gens la réponse serait aujourd’hui nette et tranchée avec un « Non » ferme et définitif, il est apparu au fil de cette présentation une suite d’éléments à prendre en considération pour définir selon quels critères on peut établir le degré de confiance qu’on peut accorder à la politique en général et aux politiciens en particulier.

Très schématiquement, on pourrait résumer à quelques points essentiels :

  • Le politicien a-t-il un discours constant et cohérent ?
  • Le politicien montre-t-il du respect ou du mépris pour le citoyen auquel il s’adresse ?
  • Le politicien a-t-il le courage d’appeler un chat « un chat » et d’être ferme sur ses positions quel qu’en soit le coût, y compris pour sa propre position ou sa carrière ?

La cohérence

On peut observer chez bon nombre de responsables politiques de presque tous les partis des retournements d’opinion, des changements dans l’orientation de la ligne politique qu’ils défendent dans leurs discours. Ainsi, certains peuvent au fil du temps dire une chose un jour et son contraire quelques semaines, mois ou années plus tard. Comment peut-on dès lors se fier à leur parole lorsqu’ils font des promesses au cours d’une campagne électorale ? Et ces dernières années nous ont montré quelques exemples particulièrement criants : notre actuel président de la République qui avait un jour annoncé clairement et sans ambiguïté qu’il était socialiste, a, quelques mois plus tard, dis sans davantage d’ambiguïté « Je dois dire que je ne suis pas socialiste ». Vous croyez que je raconte des fadaises ? Alors la preuve en images :

Le respect

Ces derniers mois nous ont également démontré des exemples qui devraient couvrir de honte les auteurs de propos tout à fait scandaleux, propos de politiciens montrant un mépris à l’égard des citoyens de ce pays tout à fait consternant. Comment ces personnes sensées représenter les citoyens peuvent-elles espérer rester crédibles ? Le respect ne serait d’usage que pendant les campagnes électorales et hors de propos le reste du temps ? Souvenons-nous des « sans-dents » de François Hollande, ou encore des « gens qui ne sont riens » d’Emmanuel Macron parlant des gens qui ne seraient pas des entrepreneurs dans l’âme rêvant de bâtir des startups. Difficile de faire confiance à des personnes capable de nous traiter avec cette arrogance de parvenus.

Le courage

L’exemple le plus spectaculaire que nous ayons pu voir ces dernières années est peut-être Alexis Tsipras en Grèce, promettant monts et merveilles à une population en colère qui venait de le faire savoir par référendum. Il s’est rendu à Bruxelles pour taper du poing sur la table. Mais à Bruxelles, la troïka a sifflé la fin de la récréation, monsieur Tsipras s’est aplati et a capitulé sans discussion, trahissant ainsi le peuple grec. Ha quel bel exemple de courage ! Et malheureusement, ce triste personnage n’est pas une exception, nous avons les mêmes en France…

Une exception

Pourtant, nous avons une exception en France : François Asselineau a fondé l’UPR en mars 2007 avec une petite poignée de personnes en établissant une charte fondatrice que vous pouvez du reste consulter ici même. Depuis lors, c’est à dire depuis quasiment onze ans, son discours n’a pas varié d’un iota. Les chiffres ont pu être actualisés au fil des années, mais la ligne politique est toujours restée la même. On a pas à se poser de questions pour se demander ce qu’il disait à telle époque sur tel ou tel point qu’il aborderait aujourd’hui : les mots peuvent avoir été à peine modifiés pour que le discours s’affine, mais la signification générale ne varie pas.

Très loin de mépriser les français, monsieur Asselineau a pour ses concitoyens un immense respect : lorsqu’il explique un élément quel qu’il soit, il ne se limite pas à des affirmations gratuites, il indique ses sources, il fournit les clés de compréhension, et il n’emploie absolument jamais la langue de bois si chère aux responsables politiques des vieux partis politiques sclérosés qui se préoccupent essentiellement de leur prochaine ré-élection.

Au chapitre du courage, monsieur Asselineau a clairement sacrifié une brillante et surtout lucrative carrière qu’il aurait pu mener comme banquier d’affaire pour patron de quelques grande banque avec des émoluments assez pharamineux, au lieu de ça, plutôt que de changer de discours, il a tenu fermement sa position sur la triple sortie de l’Union européenne, de l’Euro et de l’OTAN !

Le résultat est terriblement simple : il est complètement ostracisé par les médias de masse. Et comme il s’est mis en disponibilité pour pouvoir mener son combat politique à plein temps, il ne touche plus de salaire. Oser faire ça à soixante ans est plus que courageux. Fort heureusement, l’UPR prenant tous les jours plus d’ampleur, le renouvellement des statuts de l’UPR à l’automne 2017 a permis que le parti le rémunère. Oh certes pas au niveau d’un haut fonctionnaire de son envergure, et encore moins qu’un patron de banque, mais il assume parfaitement cette situation et reste constant et ferme sur ces positions.

Conclusion

On ne peut que souhaiter que cette conférence sera à nouveau faite par monsieur Asselineau dans les mois à venir en d’autres endroits, nous ne pouvons que recommander chaudement d’aller l’entendre.

À venir, une vidéo maison de la conférence est en cours de montage et sera rajoutée un peu plus tard sur cette page.


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